Les traitements de la ménopause
Depuis 2003, un grand débat international soulève la question suivante : la ménopause est un phénomène naturel, ce n'est pas une maladie, alors pourquoi la traiter ?
Si le traitement hormonal de substitution ne vous convient pas, peut-être que les médecines douces seront plus adaptées à votre cas ? |
Le THS remis en cause
Le traitement classique à base d'oestrogènes, appelé THS, n'est pas inoffensif. Il peut notamment créer lui-même certaines réactions indésirables. Les résultats d'une étude américaine sur le traitement hormonal substitutif de la ménopause (THS) indiquent que ce traitement présente plus de risques que d'avantages. Une étude publiée dans le journal of the American medical association du 17/7/2002 démontrent que si le THS peut avoir une action bénéfique sur l'ostéoporose, il n'en est pas de même pour les problèmes cardio-vasculaires dont le traitement accroît les risques dès la première année. |
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De récentes données scientifiques sur le THS ont conduit l'Agence à réévaluer les bénéfices mais aussi les risques liés à son utilisation. Aussi, l'Afssaps a adressé une lettre aux professionnels de santé (gynécologues-obstétriciens, généralistes, rhumatologues) en décembre 2003 qui a actualisé les recommandations sur le THS :
- chez la femme en bonne santé qui ne présentent pas de syndrome climatérique, ni de facteur de risque d'ostéoporose, l'administration d'un THS n'est pas recommandée en raison d'un rapport bénéfice/risque défavorable
- chez la femme souffrant de troubles du climatère avec un retentissement sur leur qualité de vie, un THS peut être instauré si la femme le souhaite, à dose minimale efficace, pour une durée la plus courte possible, avec une information claire sur les risques et une réévaluation régulière du rapport bénéfice/risque. Cette ré-évaluation pourra s'accompagner d'une suspension temporaire du traitement afin de contrôler la persistance du syndrome climatérique et sa sévérité.
- Dans la prévention de l'ostéoporose, le THS ne doit pas être inscrit en première intention. C'est seulement, chez la femme ayant un risque fracturaire élevé que l'administration d'un THS pourra être envisagée, si celles-ci présentent une intolérance à un autre traitement indiqué dans cette situation, et ce, après une évaluation individuelle du rapport bénéfice-risque.
L'Afssaps rappelle également que la prescription et la poursuite d'un THS doivent être raisonnées en fonction du bien fondé de l'indication et des risques encourus. Dans tous les cas, il est rappelé que toutes les femmes traités par THS doivent bénéficier d'une réévaluation régulière, au moins une fois par an.
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